Affichage des articles dont le libellé est neige. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est neige. Afficher tous les articles

vendredi 3 janvier 2025

Cime de la Jasse (BELLEDONNE)




Comment mieux commencer l'année qu'en déflorant les champs de neige parfaitement vierges de la Cime de la Jasse. De manière totalement inattendue, pour ne pas dire incompréhensible, cette autoroute grenobloise arborait presque la quiétude d'une vallée reculée du Ladakh.

vendredi 12 janvier 2024

Col de la Pierre - 2550m (BELLEDONNE)

Retour aux affaires et 2ème "vraie" sortie de la saison avec le très confidentiel col de la Pierre, perché et perdu au dessus du non moins sauvage en cette saison lac de Crop. Beaucoup de neige à cette altitude, malmenée par les éléments au vu des très esthétiques plâtrages et autres confiseries climatiques. Une jolie bambée à contre-temps du soleil, mais gage d'une neige encore préservée.

samedi 20 mars 2021

Raid en Val de Rhêmes (VAL D'AOSTE)


Dans cette obscure période en perte de sens, les échappées loin de la vallée comptent double. Ce ne sont plus de simples bouffées d'oxygène, mais de véritables planches de salut. L'Italie, malgré une situation vraisemblablement plus compliquée que la notre en cette fin mars, semble plus détendue dans l'accueil de ses passagers d'altitude. Le refuge Benevolo, havre de paix tenu par l'impeccable Mathieu, prend des allures d'arche de Noé. En choisissant l'itinéraire des contrebandiers passant la frontière à ski, nous évitons involontairement le sketch des contrôles du tunnel du Mont Blanc. Un beau périple à saute frontière, une parenthèse enchantée...

samedi 28 décembre 2019

Pointe d'Andey - 1877m (BORNES)

 Plaisir infini que de :
-profiter d'un jour de soleil après 5 de pluie
-que celle-ci, déprimante en vallée, apporte les quelques centimètres de fraiche tant attendue en altitude
-quitter le trop étroit microcosme grenoblois pour les versants plus sauvages du massif des Bornes
-faire sa trace...

Il aura malgré tout fallu monter haut pour trouver un enneigement continu (stationnement au col de Solaison), réduisant le dénivelée d'ascension initialement prévu de moitié. L'occasion de remonter une seconde fois, tant il n'y avait rien à jeter !

samedi 8 juillet 2017

Traversée Midi-Plan (MONT BLANC)

Deuxième tentative en 10 ans pour cette chevauchée esthétique et aérienne, mais une fois de plus sans trop y croire. A l'automne 2007, nous avions tenté la traversée de façon un peu téméraire avec Stephane, par des températures glaciales et un vent tempétueux. Nous avions cependant alors atteint le rognon du Plan. Cette année, avec encore moins de conviction au vu des conditions climatiques tout sauf propices, nous avons décollé avec Thomas du refuge des Cosmiques le plus tôt possible, un peu avant 4h. Comme nous nous en doutions, cela n'a pas suffit.

samedi 25 juin 2016

PIC BAYLE - 3465m (Grandes Rousses)

Sortie "revival" avec la fine fleur des alpinistes des années 2000 : Seb C. de retour aux affaires pour une course comme à son habitude loin des foules... et des refuges ! C'est donc en mode bivouac/expé que nous attaquerons la face est du pic Bayle, prestigieux sommet des grandes rousses tombé dans l'oubli (à moins qu'il ne l'ait toujours été..?)

vendredi 13 mars 2015

GRAND FERRAND - chorum olympique (DEVOLUY)

Avec les deux lascars aux manettes, Tom et Guillaume, il ne pouvait y avoir qu'un mauvais coup en embuscade. Celui-ci pris la forme d'un réveil aux aurores (ou horreur c'est selon), pour une sortie ski du genre.... Mémorable ! Le Grand Ferrand est déjà un sommet de caractère dans la chaine du Dévoluy. Mais rallier le sommet à ski par le très esthétique itinéraire des chorums transforme la sortie en véritable course d'alpinisme. 

dimanche 17 août 2014

BARRE DES ECRINS (4103m) - couloir de Barre Noire et couloir Coolidge

        Deux grandes courses d'alpinisme en 3 ans.... Et deux fois la Barre. Certes j'aurai attendu pour fouler ce sommet que j'admirais autant que je le craignais gamin. L'envie d'aller là haut proprement, en toute autonomie, sans aller plus vite que la musique. Il m'aura fallu attendre un paquet d'années pour concrétiser ce rêve : la traversée sud-nord en 2012, avec de superbes conditions. Une somme de circonstances me ramènent sur le même sommet, et avec le même compagnon de cordée que deux ans auparavant. Une nouvelle fois des conditions exceptionnelles, nous autorisant à jouer des pointes avant en plein mois d'août, déjà bien avancé ! Surement fallait il remonter aux années 80 pour envisager de telles courses de neige en cette saison.
2014 n'aura pas briller par la quantité certes, mais assurément par la qualité !

dimanche 15 décembre 2013

Fandaumas (sud Vercors)

 Domi, rusé comme un sioux, flaire le bon coup du côté du sud. De la cascade de glace dans le Diois ! et pourquoi pas du ski dans le Poitou ?? Un thermomètre facétieux durant l'heure et demi de route laissera planer le doute jusqu'au parking, passant du -2° au + 7 passé le col de Grimone... Finalement ça sera de la cascade tempéré, presque sorbet, dans une relative douceur. Certainement les derniers jours grimpables, en attendant le prochain coup de froid !
 Une approche particulièrement pénible, mais dans un cadre singulièrement atypique. Ce filet de glace, tout là bas, 100 m d'invitation à un joli combat. Seul au monde...
contraste d'un environnement presque provencal...
 
 des photos aussi rares que l'envie de lacher les piolets entre deux poses de broches. Deux maigres clichés donc, de nos héros en action. Content de leur mauvais coup, pour une reprise avec la glace dans des conditions inespérées.

Récompense inestimable, un précieux lever de lune sur le Dévoluy, au moment où l'appareil photo nous lache... Le tél portable à la rescousse, pour quelques souvenirs à la qualité discutable... Mais pour de vrai, c'était bÔÔooo !

samedi 11 mai 2013

Pic Blanc du Galibier (OISANS)

 Avec ces conditions printanières exceptionnelles (ou catastrophiques, c'est selon le point de vue), je décide d'emmener Vincent, notre pyérénéen de passage, au Lautaret. Bruno s'échappe avec nous en ce samedi délicatement ensoleillé côté Hautes Alpes, la grisaille et le mauvais temps ayant le bon goût de s'arrêter gentiment aux frontières de l'isère.
bouquetins en mal d'herbes fraiches...
le briançonnais : 300 jours de soleil par an

 
le Rateau....
et le Meije

Côté Maurienne, les nuages s'accrochent, sur fond d'aiguilles d'Arves
 La barre des Ecrins en tenue hivernale


 900 m d'une descente enthousiasmante, sur une neige revenue à point, qui se termine par un portage anecdotique.
ski-taxi

mardi 14 août 2012

BARRE DES ECRINS - face sud (4102m)


























la Barre c'est un projet de gosse, peut être parce qu'elle reste le premier 4000 aperçu et approché lors des vacances en montagne de mon enfance. Peut être aussi parce que, clin d'oeil familial, elle a été gravie par mes deux grands-pères, à deux époques certes différentes, mais donnant une empreinte d'autant particulière à cette acension. Et puis cette Barre, elle a de la gueule. Surtout côté glacier blanc, où elle se présente, dixit le grand Gaston, comme "un élan de glace vers le ciel". Côté Berarde, celui de notre ascension, elle se révèle plus massive, plus lourde, et plus rocheuse. Mais la traversée, loin de la surfréquentation de l'itinéraire menant au plus accessible Dôme des Ecrins, permet une belle aventure depuis le refuge temple-écrins. 1600m d'ascension tout de même, pour rebasculer ensuite sur le versant glacier blanc, avant de rejoindre la Bérarde par le col des Ecrins. Une grosse bambée, mais accompagnée d'un temps exceptionnel et de conditions idéales.
 le fond du Vénéon, fermé par le cirque de la Pilatte, et les Bans
 arrivée au refuge temple-écrins, la face sud de la Barre
Réveil 2h du mat', départ 2h40, et une approche menée tambour-battant (2h30 au lieu des 3h30 annoncées) nous oblige à poireauter 45mn le cul dans la neige. De quoi compléter la nuit bien courte, avant de reprendre le chemin de la paroi aux premières lueurs du jour. Ci-dessus, le flambeaux des écrins (le bien nommé) s'embrase
 Après la mauvaise surprise d'une première longueur recouverte d'une pellicule de glace de 2 cm, nous devons ouvrir une variante rocheuse quelques mètres sur la droite. A froid, les doigts à la limite de l'onglée, les sensations sont mitigées... Damien enquille la deuxième longueur, encore moins rassurante que la première : exposition et engagement. Heureusement, la suite s'adoucit, et la soleil, enfin, chauffe le rocher !
 Simon et Agnès, nos compagnons d'armes. Nous quatre, seuls dans la face
 
 magnifique longueur précédant la jonction avec les pentes de neige du dernier tiers de la paroi. Grosse ambiance ! 
 
Damien devant le Coolidge, et en arrière plan, la chaine des Ailefroides
 changement de terrain et attaque des raides pentes de sortie 
 
la corniche sommitale enfin en vue
 12h30 : Damien sort sur l'arête sommitale 
 Chevauchée aérienne jusqu'à la croix
 descente précautionneuse sur les pentes fuyantes des versants sud et nord. Au bout, le Dôme de neige.
 A l'approche de la brêche Lory
 un rappel et quelques enjambées plus tard, on attaque la descente chaotique entre crevasses et séracs
 c'est un peu la banquise là dedans, tellement les séracs font penser à des icebergs...
 
18h30 : la longue descente "sérieuse" du col des écrins avalée, c'est l'interminable vallon de Bonnepierre qu'il faut enquiller jusqu'à la Bérarde, que nous rejoindrons 1h plus tard.... rinçés !